Description
La capacité des personnes (et du vivant en général) à coopérer et s'entraider se décline différemment en fonction des circonstances. Le "faire ensemble" relève de la motivation de chacun.e, de la mobilisation des groupes, de l'urgence, de la gravité, autant de dimensions qui peuvent varier. On sait par contre que les réseaux, l'interconnaissance, les échanges, le dialogue sont autant d'expériences préalables qui permettent aux personnes, de pouvoir s'engager plus vite, mieux et plus efficacement lorsque les circonstances l'exigent.
A l'occasion de cette table participative, nous parlerons de l'entraide, de la mer, de la montagne, de l'eau, de ce que des catastrophes ont pu nous apprendre et de ce dont nous disposons, toustes, ici et maintenant pour pouvoir coopérer et s'entraider aujourd'hui et demain.
Il raconte que lorsqu'il avait environ 12 ou 13 ans, un garçon plus âgé a abusé de lui sexuellement une dizaine de fois sur une période de deux ans. Il dit avoir ressenti une immense honte et un profond dégoût, sentiments qu'il éprouve encore aujourd'hui. Cependant, même s'il ne souhaitait pas que cela se produise à l'époque, il y prenait parfois du plaisir, ce qui n'a fait qu'amplifier sa honte. Il explique que cela a déclenché en lui une sorte d'attirance pour la pornographie, qu'il consulte parfois.
Je risque de me faire incendier, mais je doute de cette version.
Il est tout aussi probable qu'il soit bisexuel et qu'il ait réinterprété une expérience homosexuelle précoce comme un abus.
Il a ensuite exploré cette sexualité à l'âge adulte en consommant de la pornographie gay et transgenre (et en consultant des sites libertins pour trouver des personnes transgenres).
J'ai du mal à croire qu'avoir été abusé sexuellement par un garçon à dix reprises durant son adolescence l'ait poussé à consulter des sites libertins pour trouver des personnes transgenres et à regarder des hommes gays et des personnes transgenres avoir des rapports sexuels. Même s'il est hétérosexuel à 100 %.
Je trouve ça incohérent.
Je pense qu'il a inventé une histoire tragique et larmoyante, pas tout à fait vraie, pour te faire accepter la vérité.
Sinon, il sait que tu le quitterais et que tu en parlerais peut-être à d'autres.
Descriptif de la ressource
Facilitation graphique réalisée en temps réel par Laurence Mermoud (COM'TuDis), des deux jouors du forum à l'INSEEC campus de Chambéry
S'interroger sur le sens de "gestion de crise". Peut'on gérer une crise ? Si oui est-ce encore une crise ?
Des urgences sans cesse avec des ressources : des plans pour y faire face (plan Blanc...)
Quand ces plans ne fonctionnent plus on parle de crise.
Ex : Technobyl, les plans ont été suivi à la lettre, la situation étaient impensées et impensables.
Crise : on ne comprend pas ce qui se passe, sidération.
Mais envie d'agir vite, ne pas agir est insupportable. Besoin d'avoir l'illusion de contrôler la situation.
Ex: Covid, il fau tprendre des décisions, consignes contraddictoires qui changent, se contredises.
Or d'après la recherche, lors de crises, il faut prendre le temps de comprendre ce qui se passe
Puis d'inveter des réponses innovantes, nouvelles, adaptées
D'où la nécessité de coopérer pour comprendre avec tous les cerveaux, imaginer les solutions les plus innovantes mais adaptées, pérennes.
Ex: années 50. Feu dans le montana, pompier parachutés sur place
10 jours pour arrêter un feu que devait durer 10h. Sur place le feu ne se comportait pas comme attendu.
Sur place les pompiers n'ont pas pu communiquer (pas de radio, bruit...).
Le chef demande de s'arr^ter de d'allumer un feu de secours. Contre intuitif pour les pompiers de l'époque.
Plus de collectif, les pompiers veulent suaver leur peau. Partent dans la colonne. Seuls 3 survivants.
Le chef et un binôme de pompiers on vu une faille et se sont aidés à se protéger
Conclusion :
La diversité dans un collectif est nécessaire. Important de travailler la confiance, la légitimité dans un collectif, pour avoir confiance même lors de propositions qui semblent irrationnelles.
Ces compétences se contruisent en amont de la crise.
Même les organisations militaires apportent une attention forte à la qualité des liens sociaux pour être capables d'interragir même quand les procédures ne fonctionnent plus.
Pas 2 modes de fonctionnements : Normal et Crise
Important de coopérer ensemble au quotidien, entre individus, entre organisations, entre individus et organisations (citoyens et pouvoirs publics et organismes humanitaires...)
Apports Pablo Servigne
Dans le cadre du projet de recherche étude de beaucoup de crise.
Il y a très rarement de la panique, plus on est à l'épicentre de la catastrophe plus il y a du calme, de l'entraide, de la coopération.
Contrairement à ce que dit notre imaginaire, que "naturellement" compétition et chacun pour soit et que la "civilisation" doit aider à gérer cette "nature mauvaise"
Problème : cela devient autoréalisateur
Si toutes les normes s'évanouhissent, état de sidération.
Ce sont les élites qui paniquent : envoi de l'armée...impression qie l'ordre dépend d'eux ce qui apporte plus de probèmes que de solutions.
Les crises sont une fenêtre ouverte sur la nature humaine : entraide, leadership, solutions...
Des sociliogues test les comportements en fonction de différentes solutions.
En conditions instinctives les gens sont plus pro-sociaux
En conditions rationnelles, réfléchis, les humains sont plus égoïstes
Quelles condition mettont pour que cette prosocialités durent après les catastrophent, quand la réflexion remplace l'instinctif.
Suricate postent des sentinelles qui aboient quand il y a un danger.
Le groupe régait : combat, fuite ou immobilisation
Combat et fuite : action
Immbolisation : pas d'action
2 éléments clés :
suricate scanne 4 directions : monde et les autres (extérieur et intérieur), odeur et liens. quand il n'a pas peur en vert ouverte, vision large..., quand il a peut adrénaline, action, concentration moins d'ouverture. But survivre.
La peur sert à l'action
- si suricate est dépassé il passe dans le bleu, immobilisation, pour supporter momentannément l'insupportable. Mais il faut sortir de cet état et revenir ou rouge (trambler, pleurer, crier) puis revenir dans le vert.
Impossible de passer du bleu ou vert. Si on reste dans le bleu = trauma.
Contexte du changement climatique : on reste dans le bleu.
Pour revenir dans le vert : revenir aux liens, au sens et à la joie.
Si on est séparés pas possible de rester dans un vert, un lien fort. Seuls notre société nous fait rester dans le bleu et créé du mal-être, des traumas.
Les crises nous sortent de ce mode, moment extrêment fort y compris dans les liens. Intensité de la solidarité.
Comment apprendre à réagir aux crises : par le jeu
Le jeu en s'entraiant d'avoir du rouge dans la joie, avec de l'entraide pour ne pas avoir peur et s'immobiliser à la moindre difficultée. rester ouvert, avoir confiance pour traverser les crises.
Apports d'Olivier Cartier-Moulin
D'un point de vue praticien, organisation règlementaire, il y a du travail pour ne pas mettre le maire, le chef au coeur de la responsabilité et de trouver des solutions.
important d'éclairer les citoyens, de leur faire toucher ses problématiques qui peuvent faire peur, ne pas les interesser. Cela pour s'entrainer et amener de la sérénité dans ces situations.
Pour l'instant, règlementairement on reste dans le plan.
L'état à conscience que ce dialogue avec les citoyens est une ressource (réserve communale de sécurité civile) mais peu de personnes s'engagent. Cette diversité et se foisonnement d'un collectif citoyens peut faire peur aux autorités. Compliqué de piloter des leardership différenciés.
Lors de la crise Covid, l'état vient dire on gèle tout, pas de liens.
Impossible personnellement pour Olivier de ne pas avoir ses liens. Dans le rouge, recherche de quête de sens.
Constats que dans une Amap on écoule plus les marchandises, ancienes qui n'osent plus faire des courses...et à l'opposé des amis qui veulent boire des coups..
Création de livraison de livre, nourriture etc. "le petit camion"
En 24h 100 bénévoles, des gens qui avaient envie de recréer du lien.
Bulle d eliens socieux. Sous-préfet peur que cela créait un cluster.
Création d eprotocoles par une bénévole vétérinaire pour entrer "dans les clous". protocole réutilisé ensuite par le préfet en référentiel.
Création d'une communauté d'action efficace, solidarité, rendre service, activation de liens entre enfants qui n'allaient , anciens isolés.. Livraison de dessin, correspondances avec le spersonnes.
Beaucoup de choses nont prévus sont nées en cours de route : du temps et foisonnement d'idées.
Tous les membres avaient des liens de confiance fort avant ce moment, avant le Covid
Défi :
- Comment raccrocher les 2 mondes : état et citoyens ?
- Comment rendr epérenne ces liens et ces coopérations ?
3 ateliers, 20 minutes x 3 :
Amandine : moi et ma posture dans une situation d'imprévus
Pablo : quelle est mon "réseau des tempêtes
Olivier : réserve communale de sécurité civile, en théorie versus dans la vraie vie
- Amandine : moi et ma posture dans une situation d'imprévus
Liens sur lesquels nous pouvons nous appuyer en cas de crise
Comment puiser dans ce que je connais.
- Communauté des scouts
- Ma femme / mon conjoint
- Mon asso
- Mes voisins
- Habitantes du quartier, du village
- Asso des parents d'élèves
- Réseau des Amaps
- radio locales
- boite de wifi à mettre dans les clochers des villages : CLIC
- pompiers
- liens avec le vivant non humains : peut de ressources alimentaires, si les humains n'ont pas a mangé comment assurer le lien, prise en compte des autres être vivant
- posture : désobéïssance civile
- le "papy" du village, mémoire locale, beaucoup de savoir, connait l territoire et les gens
- toustes les personnes qui ont une capacité d'auto-production, d'alimentation, de réparation, de production
- Pablo : quel est mon "réseau des tempêtes" ?
Quand le monde s'effondre (incendie, perte d'un proche..) qui j'appelle en premier ?
Une personne, un lieu, les pompier, chat GPT, un arbre, son chien....
- Olivier : réserve communale de sécurité civile, en théorie versus dans la vraie vie
Qu'est-ce qui peut exister en terme d'entraide
- entraide institutionnellement
Quand la collectivité créé l'espace, elle y consacre du temps et des moyens humains pour que ça dure, sinon les dynamiques locales s'épuisent. Frein, disponibilité des gens pour s'investir dans le bénévolat.
Instituion a peur des mouvements confus.
Ouverture de gymnase
- entraide organisationnelle
tiers-lieux et notamment tiers-lieux nourriciers
scouts et guides de France capablent de monter des dynamiques locales
Fablabs
Recyclerie
Toutes les asso ne sont pas toujours "efficaces" en gestion de crise. Exemple les resto du coeur, car moyenne d'âge élevés, les personnes sont restées confinées.
-entraide citoyenne
Groupe de partage de quartier pour apporter des aliments etc qui étaient préexistants
Incroyables comestibles
Four à pain
gestion citoyenne des moustiques tigre : autoroganisés car réaction des élus trop lente.
Mise en commun en plénière
En cas de crise reste t'on dans le blue ou se met'on rapidement dans le vert, aidant ou aidé
Tout un tas de ressources on été partagées.
Différence entre la cigale et la fourmis et les 3 petits cochon
La fourmis est survivaliste, je me prépare à la crise et toi la cigale tu n'as rien foutue débrouille toi.
Les 3 petits cochon, un se prépare mal (le hippie) sa maison ne tient pas, il va chez le semi-hippi au final le cochon béton armé qui tient ouvre la porte. Ils sont frères, ils se sentent frères avant les crises.
C'est la clé
Ressources que l'on a déjà pu mobiliser en tant de crise (expériences de personnes en montagne, danger...) il faut pouvoir improviser mais se préparer n'est pas inutile.
Qui est disponible, sur qui je peux compter.... Important de raconter la complexité des expériences vécues, riche de sens pour augmenter nos imaginaires, nos répertoires de situations possibles.
Les liens sont essentiels : famille, voisins, asso...
Dans le cas de gestion de crise très descendantes, jusqu'à quand, sous pretexte de gestion de crise, tout est acceptable. Ne faut'il pas parfois "accepter" la crise et changer de modèle de société
La mort fait aussi partie de la vie.
Quels espaces pouvons nous prendre en temps que citoyens ?
Importance de l'esprit critique pour nourrir les réflexions collectives,
Individuellement important de s'octroyer du temps pour penser et pouvoir "panser".
Ce moment est capitalisé : prise de notes, fresque, vidéo,
Tout sera en ressource sur le wiki du forum de la coopération.
Cela nourrira la recherche d'URD "entraide et crises" Infos : URD.org
Robustesse: Coopération, hétérogénéïté, interractions.... et quelques autres principes du vivant utiles aux organisations
Description
Cet atelier sera l'occasion de comprendre, interragir et réfléchir comment ces principes permettent à nos organisations de mieux résister aux fluctuations présentes et à venir en prenant soin du vivant.
Prochain atelier
Mercredi 21 mai de 12h à 17h, au Percolateur à Barberaz: atelier sur le thème de la Robustesse dans le cadre du réseau Anima2savoie, animé par Nadine Bague et Laure Beyler.
Infos et inscription :https://anima2savoie.fr/?DejeunerRobustessePerco
Prochaine formation
Une formation autour de la Robustesse s'organise cet automne dans les Alpes avec Nadine Bagué, Darja Dubravcic et Laure Beyler.
Elle s'inspire des recherches d'Olivier Hamant et de la formation de Laurent Marseault et Gatien Bataille.
Descriptif de la ressource
Affiches des différents concepts autour de la Robustesse.
Affiches créées pour la formation "Robustesse du concept à l'opérationnel" de Laurent Marseault et gatien Bataille.
Descriptif de la ressource
Facilitation graphique réalisée en temps réel par Laurence Mermoud (COM'TuDis), des deux jouors du forum à l'INSEEC campus de Chambéry
Descriptif de la ressource
Une formation dans les Alpes pour s'inspirer du vivant et mettre en oeuvre la notion de robustesse dans nos projets, nos structures, nos territoires.
Descriptif de la ressource
Un jeu de carte contributif, sous licence CC by SA pour appréhender les enjeux de la Robustesse et les partager collectivement
Implication dans l'organisation du forum
J'ai participé à la scénarisation des 2 jours du forum avec Nicolas Chaudron et Nicolas Bégel et je participe à la programmation des tables participatives avec Lorenzo Favia et m'occupe de la coordination avec les facilitateurices des tables participatives